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Communiqué de presse de la FSU 49 du 22 juin 2007
Prise de parole de Jack Proult au rassemblement de Beaupréau le 3 juin 2007
Prise de parole de Aurore Dauly au rassemblement de Beaupréau le 3 juin 2007
Prise de parole de Nadine Bouvet au rassemblement de Beaupréau le 3 juin 2007
réponse de Céline L'Huillier au courrier adressé aux candidats aux législatives
réponse de Serge Bardy au courrier adressé aux candidats aux législatives
réponse de Aurore Dauly au courrier adressé aux candidats aux législatives
réponse de Rose-Marie Véron au courrier adressé aux candidats aux législatives
communiqué de presse FCPE octobre 2006
intervention FSU au CDEN du 19 octobre 2006
motion de l'Union Départementale des DDEN de Maine et Loire
déclaration FCPE - janvier 2006
collectif vigilance laïcité - mai 2005
Communiqué de la Ligue Communiste Révolutionnaire
courrier de Marie-George Buffet
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Prise de parole de Jack Proult le 3 juin 2007 à Beaupréau
La FOL apporte son soutien à la juste revendication du collectif de la promotion de l’école publique dans les Mauges un collège public s’impose à Beaupréau, comme des écoles primaires publiques s’imposaient à Gesté et à Jallais.
En 1833 la loi Guizot exigeait des communes de plus de 500 habitants d’entretenir une école communale ouverte à tous.
164 ans après, les élus des Mauges et la majorité du Conseil Général du Maine et Loire considéreraient-ils, rétrospectivement, le ministre de la monarchie de Juillet, comme un fauteur de troubles?
En 1850, la loi Falloux a établi la liberté de l’enseignement secondaire. Ecoutez bien, cette loi « distingue les écoles publiques fondées et entretenues par les communes, les départements et l’Etat et les écoles libres créées et gérées par des particuliers ou des congrégations religieuses ».
147 ans après, les élus des Mauges et la majorité du Conseil Général du Maine et Loire considéreraient-ils, a postériori, le député du Segréen comme un agitateur voulant déclencher la guerre scolaire?
En l’occurrence la Fédération des oeuvres laïques de Maine et Loire défendrait, exceptionnellement, le ministre de l’instruction publique de napoléon III qui, dans sa loi, indiquait explicitement que les fonds publics devaient être réservés au public et que l’école libre, privée, devait vivre sur des fonds privés.
Hors, la période de Vichy pendant laquelle l’Etat français a subventionné outrageusement l’enseignement catholique, pendant un siècle, les fonds publics fùrent réservés à l’école de la République.
C’est en 1951 que le camp clérical a commencé a enfoncer un coin dans le principe des financements séparés pour écoles distinctes. La première entorse à l’esprit de la loi de 1905 furent les crédits Barangé alloués à des familles fréquentant l’école catholique. Barangé était un député du Maine et Loire. Puis ce fut la loi Debré de 1959. C’est à dire l’instauration d’un dualisme scolaire financé par de l’argent public. Depuis, de nombreux accords, ordonnances, lois amendées ont accentué le financement public.
Si vous osez dénoncer le mélange des genres entre établissements
privés et fonds publics, vous êtes accusés de vouloir déclencher la guerre
scolaire, alors que celle n’a jamais
cessé depuis l’ouverture des
hostilités en 1951.
Et si, pour y mettre fln, vous osez proposer, comme le fit, le ministre Alain Savary en 1983, une unification laïque du système éducatif financé par des fonds publics, vous êtes accusés de vouloir supprimer la liberté d’enseignement. Ce qui est faux.
Je ne développerai pas ici les avantages d’une souhaitable unification laique du système éducatif, car il ne s’agit pas de cela aujourd’hui. Hélas!
Ici, aujourd’hui, le collectif pour la promotion de l’école publique dans les Mauges demande que des fonds publics puissent être affectés à l’enseignement public pour que des parents aient la possibilité (donc la liberté) d’y inscrire leurs enfants. Et pour cela, il manifeste.
Devant cette situation paradoxale, il faut une certaine dose de culot pour laisser entendre que soutenir votre manifestation serait s’engager dans la guerre scolaire. Le comte de Falloux doit en être bluffé et tout retourné dans sa tombe.
Plus subtile est la position qui consiste à prétendre qu’il faut veiller à ce que le public n’entre pas en concurrence avec le public. Il ne faudrait pas créer un nouveau collège pour protéger ceux qui existent. C’est faux. Chiffres à l’appui, les responsables du collectif l’ont démontré. De plus, dans cette argutie le droit à un service public d’éducation sur tout le territoire est éludé. Plus subtile donc, mais d’aussi mauvaise foi.
Chers amis, soyez assurés du soutien de la FOL, dans votre juste revendication.
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Prise
de parole d'Aurore Dauly, candidate de la LCR lors du rassemblement organisé à
Beaupréau par le Collectif pour la promotion de l'école publique dans les
Mauges
Depuis
le siècle dernier dans les Mauges, des gens se battent pour avoir un droit
reconnu pour tous ailleurs sur le territoire : celui de l' Education.
Comment
comprendre que les écoles, collèges et lycées privés reçoivent des
subventions et que nous n'avons pas le choix d'un enseignement public, laïc et
accessible à tous? A la LCR, nous exigeons que l'argent public ne soit versé
qu'aux seuls services publics! Nous dénonçons les dilapidations réalisées
par l'état vers les entreprises privées.
Aujourd'hui,
avec Sarkozy et la droite au pouvoir, qui nous promettent de diminuer le nombre
de fonctionnaires, nous allons devoir continuer de nous battre pour obtenir des
ouvertures d'écoles publiques, ce qui entraîne obligatoirement des créations
de postes de fonctionnaires. Car nous ne pourrons accepter le chantage que fait
le conseil régional en voulant fermer le lycée de Chemillé pour ouvrir celui
de Beaupréeau, en transférant le personnel.
Nous
pouvons créer des emplois dans l'Education Nationale dès aujourd'hui. En
effet, 40 milliards de remboursements des intérêts de la dette plus 47
milliards de budget de l'armée distribués aux industriels de l'armement du CAC
40 suffisent largement à financer 1 million de fonctionnaires à 2000€ nets
par mois. Et on refuse d'ouvrir un collège public à Beaupréau?
Nous
devons résister et imposer les ouvertures du collège et du lycée, de la cité
scolaire tant désirée. L'éducation de nos enfants ne doit pas devenir un
marché rentable comme le souhaite le gouvernement. L'école publique de
proximité, laïque, gratuite avec un enseignement de qualité pour tous doit être
une réalité dans les Mauges aussi!
C'est
pourquoi, la LCR que je représente aujourd'hui soutient et soutiendra les
actions du collectif en luttant à ses côtés.
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Prise de parole rassemblement Beaupréau le 03 06 07
Nadine Bouvet
Candidate soutenue par le PCF
6ème Circonscription
Mesdames, Messieurs, Chers amis...
Il est de la responsabilité du Parti Communiste Français, avec ses élus locaux et régionaux, ses militants, d’intervenir dans l’action «pour la promotion de l’enseignement public dans les mauges», en apportant sa contribution , son soutien, son adhésion aux revendications du collectif pour le développement de l’école publique dans les Mauges afin de créer les conditions de répondre rapidement aux intérêts de la population locale par la concrétisation d’un service public d’éducation de la maternelle au lycée.
Les décisions politiques dans ce dossier, tant au niveau régional que départemental sont éclairantes sur le choix de société que les forces politiques réservent à la population.
Allons-nous perdurer dans un conservatisme qui a créé les conditions que l’on connaît, c’est à dire, priver la population d’un service public d’éducation dans de nombreuses communes et conforter l’absence de continuité du service public de la maternelle au lycée dans les Mauges?
Ou allons-nous, nous mettre en position de réponse aux besoins scolaires dont seul le service public peut répondre intégralement dans le respect des droits de tous les citoyen(nes) sans distinction religieuse ou sociale, en appliquant les fondements des valeurs de la république, liberté, égalité, laïcité?
Les élus pour construire leur décision doivent prendre
en compte la difficulté d’accès à l’enseignement public pour les familles
des Mauges.
Cette réponse doit se réaliser sur la base des éléments qui fondent la demande des familles au travers du collectif.
- Prendre en considération le développement et l’augmentation des écoles primaires publiques dans les communes des Mauges.
- Assurer la continuité du service public d’éducation de la maternelle au lycée.
- Prendre en compte les valeurs de l’éducation publique qui s’inscrivent dans le respect des différences de pensée, de croyance, de situation sociale pour garantir l’égalité des chances à tous les enfants quelques soit leurs origines.
- Prendre en compte l’augmentation de la population en milieu «rural» lié aux inconvénients de la concentration urbaine, nécessite de répondre à cette situation par le maintien et le développement de l’ensemble des services publics indispensables sur le lieu de vie qu’est la commune.
L’éducation publique dans les Mauges a été trop longtemps écartée pour des raisons liées à l’histoire et pénalisée par une volonté de préserver l’ordre ainsi établit. Aujourd’hui ce qui fait que la priorité doit être donnée aux Mauges c’est l’absence totale d’établissements secondaires publics d’enseignement général dans cette partie du département. Cette situation d’absence d’offre doit être réparée dans les meilleurs délais.
Une autre page d’histoire s’écrit dans les Mauges avec des modifications culturelles qu’il faut prendre en compte aux risques sinon de ne pas prendre en considération cette amorce de dépassement du passé voulu par la population locale.
Il y a nécessité de faire preuve d’intelligence politique en prenant des décisions qui répondront aux intérêts des habitants des Mauges, en coordonnant les décisions du Conseil Régional et du Conseil Général pour que se réalise à Beaupréau une citée scolaire grâce à l’implantation d’un collège et d’un lycée d’enseignement général comme le soutien le collectif pour le développement de l’école publique dans les mauges.
Pour toutes ces raisons le Parti Communiste Français, avec ses militants, ses élus, ses candidats aux élections législatives des 10 et il juin 2007 sont avec vous pour mener ce combat dans les Mauges.
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Communiqué de presse - octobre 2006
A l’occasion de la rencontre annuelle du président du Conseil Général et des principaux de collège, a été abordée la création éventuelle d’un collège public.
En se référant aux propos du Président Béchu, exprimant qu’il n’existe pas en droit français l’obligation d’un collège dans chaque canton, qui peut comprendre qu’un canton de 25 000 habitants ne dispose pas d’un collège public ? En raison de sa population, 1300 collégiens habitent ce canton….de quoi remplir aisément un collège 400.
La création d’un collège public à Beaupréau fragiliserait 2 des collèges publics des cantons voisins ? Il convient bien entendu d’étudier précisément la situation :
· une réflexion sur l’évolution de la sectorisation (la carte scolaire), qui est de la responsabilité du Conseil Général, est souhaitable
· l’évolution de la démographie scolaire (à la hausse) doit aussi être prise en considération.
Mais les arguments avancés ne sont-ils pas un paravent ? En effet, le libre choix tant revendiqué par les défenseurs de l’enseignement confessionnel n’existe pas dans le canton de Beaupréau. La création d’un collège public aurait surtout des incidences sur les 3 collèges privés de ce canton, en situation de monopole. Est-ce la raison pour laquelle le Conseil Général souhaite associer la direction de l’enseignement catholique à la réflexion sur la création d’un collège public ?
La FCPE 49 dénonce cette
participation. En effet, quand le privé crée un collège comme à Chalonnes,
les collèges publics ne sont pas consultés sur l’incidence de cette création.
Au 19ième siècle, sous le ministre Falloux en particulier, l’église
catholique a voulu contrôler l’enseignement public (les
évêques siégeaient alors de droit au conseil d'académie). Nous sommes au 21ième
siècle et la République est séparée de toute religion. Le développement de
l’enseignement public ne peut être soumis à l’avis de l’enseignement
confessionnel, qu’il s’agisse du lycée annoncé ou du collège à venir
dans les Mauges rurales.
C’est d’ailleurs pour cette raison que la FCPE
49 n’accepte pas que le Conseil Régional invite la direction diocésaine au
comité de réflexion et de suivi de la construction du lycée des Mauges, comme
elle l’a pourtant été lors de la première réunion.
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Intervention
FSU - CDEN du 19 octobre 2006
Collège
public dans les Mauges
Pour
la défense des valeurs républicaines et laïques : liberté, égalité,
fraternité.
Pour
le respect de tous les citoyens sans distinction religieuse ou sociale.
Pour
la gratuité de l’éducation
Tous les indicateurs montrent que cette tendance va se confirmer au cours
des années à venir. Les mentalités dans les Mauges évoluent et le développement
du réseau routier va favoriser l’installation d’une population de plus en
plus nombreuse issue de la région nantaise à la recherche de logements moins
chers.
La région a décidé d’implanter un lycée public au cœur des Mauges
à Beaupréau. Après l’ouverture en 2005 de Gesté, l’école publique de
Jallais ouvrira à la rentrée 2007 et un projet est en cours à Andrezé. Pour
que dans le canton le service public d’éducation soit cohérent, il faut un
collège à côté du lycée. Dans un souci de bonne gestion des deniers
publics, le Conseil Général doit s’associer à la région des Pays de Loire
qui se propose d’assurer la maîtrise d’œuvre du projet de cité scolaire
à Beaupréau.
La FSU refuse les arguments avancés par le président du Conseil Général.
Un collège public à Beaupréau ne fragiliserait pas les autres collèges
publics des Mauges. Ces derniers devront dans 4 ou 5 ans répondre à une
demande de plus en plus importante comme le montre l’évolution des effectifs
des écoles publiques du secteur. D’autre part, on constate que partout où
s’implante un établissement scolaire public il est attractif. Un nombre
important de familles scolarise ses enfants dans le privé par défaut. De
nombreux élèves du futur collège public de Beaupréau viendront des établissements
privés du canton. Dans les Mauges comme partout, avec l’implantation d’un
collège et d’un lycée publics, la concurrence entre le public et le privé
sera la loi du pluralisme scolaire. C’est bien ce qui semble poser problème
à M. Béchu et sa majorité.
La FSU considère que la situation actuelle de déséquilibre entre le
public et le privé est inacceptable. Pour que les habitants du canton de Beaupréau
bénéficient d’un service public d’éducation de la maternelle au lycée,
la FSU avec le Collectif Vigilance Laïcité et le Collectif pour la promotion
de l’école publique dans les Mauges demande que le Conseil Général prenne
la décision dès le vote du budget 2007 de l’implantation d’un collège
public à Beaupréau.

La Fédération de Maine-et-Loire de la Ligue Communiste Révolutionnaire soutient totalement l’initiative du Collectif pour la Promotion de l’Ecole Publique dans les Mauges d’organiser une manifestation le samedi 10 juin.
En effet, nous considérons qu’il n’est pas tolérable non seulement que l’Ecole primaire catholique soit en situation de monopole dans un grand nombre de communes des Mauges, dont Jallais, mais aussi qu’il n’y ait ni collège public dans le canton de Beaupréau, ni lycée public pour l’ensemble des Mauges.
La LCR 49 exige des collectivités locales concernées, du conseil général de Maine-et-Loire et du conseil régional des Pays-de-la-Loire qu’ils prennent enfin les décisions permettant aux familles laïques d’envoyer leurs enfants dans des écoles non-confessionnelles proches de leur domicile.
Les militants de la LCR ont toujours participé aux manifestations en faveur de l’Ecole laïque. Ils sont également partie prenante au plan national des mobilisations en défense de l’ensemble des services publics et s’associent en conséquence à la manifestation du 10 juin à Beaupréau.
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Motion pour l'ouverture d'un collège et d'un lycée publics dans les Mauges - avril 2006
Les DDEN de Maine-et-Loire, réunis en Assemblée générale le samedi 11 mars dernier à POUANCE ont voté à l'unanimité une motion pour l'ouverture d'un collège public et d'un lycée public dans les Mauges.
En effet, les Mauges, qui comptent une population de l'ordre de 100 000 habitants et des localités importantes comme Jallais ou Beaupréau, accusent un déficit grave d'offre de service public d'éducation.
Cette partie de la Région des Pays de Loire est placée sous le quasi monopole de l'enseignement privé. Ce qui devrait être la règle républicaine, à savoir une école publique par commune, un collège public et ou un lycée public dans les centres importants, est devenu l'exception. La norme dans les Mauges c'est « tout pour le privé confessionnel, rien ou presque rien pour le public ». Il faut rappeler que 40 communes des Mauges rurales ne possèdent pas d'écoles publiques.
Les familles en provenance d'autres régions de France et qui viennent, pour des raisons professionnelles, s'installer dans cette partie du département, nous disent avoir l'impression de « débarquer sur une autre planète ».
L'ouverture récente, mais à quel prix, de l'école publique de Gesté doit encourager à poursuivre l'action.
Aussi, les DDEN de Maine-et-Loire s'associent pleinement à l'action menée par le collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges et à celle menée par le Collectif Vigilance Laïcité de Maine-et-Loire pour qu'enfin l'école de la République ne soit plus l'exception dans les communes de ce secteur.
Pour l'Union départementale des DDEN de Maine-et-Loire, Le président, Claude ROZOT
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DÉCLARATION DE LA FCPE -janvier 2006

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COLLECTIF VIGILANCE LAICITÉ - vendredi 20 mai 2005
Le collectif Vigilance laïcité appelle à manifester le 28 mai devant la préfecture.
Dans leur lutte pour obtenir l’ouverture d’une école publique, l’association des parents d’élèves de Gesté, dans les Mauges, a reçu le soutien du collectif Vigilance laïcité de Maine-et-Loire. Ils appellent à manifester devant la préfecture le 28 mai.
Rassemblant une quinzaine d’organisations (dont les syndicats Unsa Education, Snep FSU, FSU, Snuipp-FSU, la Ligue des Droits de l’Homme, la Fédération des oeuvres laïques, les Francas, et l’association des parents d’élèves de Gesté), le collectif Vigilance laïcité Maine-et-Loire entend « réinstituer un service public d’éducation dans la commune ».
Ce bourg des Mauges compte 2 500 habitants. Les enfants vont à l’école publique à 6 km, à Villedieu, ou dans l’école privée du bourg. « Pour exister socialement dans les Mauges, il faut être à l’école privée, explique Jacques Asseray, président de la Ligue des Droits de l’Homme du département. L’école publique, c’est l’école des cas sociaux. » Depuis la rentrée 2004, les parents d’élèves de Gesté se démènent pour renverser cette image.
« Nous avons de quoi ouvrir une maternelle et deux classes élémentaires, martèle Stéphanie Letessier. Nous avons fait remplir des fiches d’inscription : il y aurait au moins 55 élèves dans une école primaire à Gesté en septembre 2005. » Mais les parents d’élèves se heurtent à une série de réticences. « Chacun se renvoie la balle. Le maire nous demande 75 préinscriptions pour ouvrir trois classes. Il nous impose des conditions pour que ça ne se réalise pas. »
Pour l’instant, les services de l’Etat ont accepté le principe d’une ouverture à la rentrée 2006. Mais pour les parents d’élèves, c’est insuffisant. « Les pouvoirs publics doivent imposer une école pour la rentrée 2005 ! Les nouveaux habitants de Gesté seront contraints d’inscrire leurs enfants à l’école privée l’année prochaine, et ils ne changeront pas leurs enfants d’école ensuite. »
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Déclaration de Lutte Ouvrière
Pour l’enseignement public dans les Mauges
Lutte Ouvrière soutient et participe aux initiatives du Collectif pour la Promotion de l’Ecole Publique dans les Mauges. Elle dénonce le fait que la moitié des communes des Mauges ne dispose pas d’école publique, le faible nombre de collèges publics dont les choix d’implantation ont freiné le développement (Montigné, Montrevault), l’absence de lycée public. Cette situation résulte de choix politiques visant à ne pas concurrencer l’enseignement privé catholique qui a, de fait, dans de larges zones une situation de monopole tant dans le primaire que dans le secondaire.
Lutte Ouvrière demande aux élus locaux (conseils municipaux, Conseil Général et Conseil Régional) de se prononcer pour le développement du service public d’éducation dans les Mauges en mettant tout en œuvre pour créer rapidement les écoles, collèges et lycées publics dont les Mauges sont dépourvus et immédiatement une école à Jallais, un collège et un lycée à Beaupréau.
Lutte Ouvrière dénonce la présence des institutions religieuses dans l’enseignement car les religions, loin de participer à l’émancipation de l’Humanité, contribuent non seulement à maintenir le système d’exploitation capitaliste dont sont victimes les travailleuses et les travailleurs en prêchant la résignation mais aussi à nier les droits des femmes (contraception, avortement…). D’autre part, les religieux s’opposent régulièrement au développement des sciences au risque d’être ridicules (l’Eglise catholique n’a reconnu que tout récemment que la Terre tournait bien autour du Soleil). Il est scandaleux que l’enseignement confessionnel puisse se maintenir et souvent se renforcer grâce à des fonds publics et ce d’autant plus que les choix budgétaires de l’Etat conduisent à affaiblir l’enseignement public.
En effet, la demande d’ouverture de postes dans les écoles primaires publiques des Mauges est supérieure à l’ensemble de la dotation départementale. Les demandes ne pourront donc pas être entièrement satisfaites ce qui entraîne des classes surchargées et une remise en cause de la scolarisation des enfants de deux ans. Seules les luttes des parents d’élèves et des enseignants pourront contraindre l’Etat à réviser sa politique et à satisfaire les demandes qui sont plus que légitimes.
Lutte Ouvrière soutient les parents d’élèves et les enseignants des écoles publiques et appelle à participer massivement à la manifestation du samedi 10 juin à Beaupréau (départ à 14h30 à La Loge) pour que se mette en place, enfin, un vrai service public d’enseignement dans les Mauges.
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Fédération
du PCF de Maine et Loire
Section Choletaise du PCF
Il
est de la responsabilité du PCF, avec ses élus locaux, son élu régional, ses
militants, d’intervenir dans le débat « pour la promotion de
l’enseignement public dans les mauges » en apportant sa contribution , son soutien, son adhésion aux revendications du collectif
pour le développement de l’école publique dans les Mauges afin de créer
les conditions de répondre rapidement aux intérêts de la population locale
par la concrétisation d’un service
public d’éducation de la
maternelle au lycée.
Les décisions politiques dans ce dossier, tant au niveau régional que départemental vont être éclairantes sur le choix de société que les forces politiques réservent à la population qui leur a donné des élus.
Allons nous perdurer dans un
conservatisme qui a crée les conditions que l’on connaît c’est à dire
priver la population d’un service public d’éducation dans
de nombreuses communes et conforter l’absence de continuité du service public
de la maternelle au lycée dans les Mauges ?
Ou allons-nous, nous mettre en position de réponse
aux besoins scolaires dont seul le service
public peut répondre
intégralement dans le
respect des droits de tous les citoyen(nes) sans distinction religieuse ou
sociale, fondements des valeurs de
la république, liberté, égalité laïcité ?
Les
élus pour construire leur décision doivent prendre en compte la difficulté
d’accès à l’enseignement public pour les familles des Mauges.
Cette réponse doit se réaliser sur la base des éléments qui fondent la demande des familles au travers du collectif.
- Prendre
en considération le développement et l’augmentation des écoles primaires publiques
dans les communes des Mauges.
- Assurer la
continuité du service public d’éducation de la maternelle au lycée.
-
Prendre
en compte les valeurs de l’éducation
publique qui s’inscrivent dans le respect des différences de pensé, de
croyance, de situation sociale pour garantir l’égalité des chances à tous
les enfants quelques soit leurs origines.
-
L’augmentation
de la population
en milieu « rural» lié aux inconvénients de la concentration urbaine nécessite
de répondre à cette situation par le maintien et le développement de
l’ensemble des services publics indispensables sur le lieu de vie qu’est la
commune.
L’éducation
publique dans les Mauges
a été trop longtemps écartée pour
des raisons liées à l’histoire et pénalisée par une volonté de préserver l’ordre ainsi établit.
Aujourd’hui
ce qui fait que la priorité doit être donnée aux Mauges c’est l’absence
totale d’établissements secondaires publics d’enseignement général
dans cette partie du département.
Cette
situation d’absence d’offre doit être réparée dans les meilleurs délais.
Une
autre page d’histoire s’écrit dans les Mauges avec des modifications
culturelles qu’il faut prendre en compte aux risques sinon de ne pas prendre
en considération cette amorce de dépassement du passé voulu par la population
locale.
Il
y a nécessité de faire preuve d’intelligence politique en prenant des décisions
qui répondront aux intérêts des habitants des Mauges, en coordonnant les décisions
du conseil général et du conseil Régional pour que se réalise à Beaupréau
une citée scolaire grâce à l’implantation d’un collège et d’un lycée
d’enseignement général comme le soutien le collectif pour le développement
de l’école publique dans les mauges.
Pour toutes ces raisons nous appelons à répondre nombreux à la manifestation du 10 juin à Beaupréau.
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