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Communiqué de presse de la FSU 49 du 22 juin 2007

Prise de parole de Jack Proult  au rassemblement de Beaupréau le 3 juin 2007

Prise de parole de Aurore Dauly  au rassemblement de Beaupréau le 3 juin 2007

Prise de parole de Nadine Bouvet  au rassemblement de Beaupréau le 3 juin 2007

réponse de Céline L'Huillier au courrier adressé aux candidats aux législatives

réponse de Serge Bardy au courrier adressé aux candidats aux législatives

réponse de Aurore Dauly au courrier adressé aux candidats aux législatives

réponse de Rose-Marie Véron au courrier adressé aux candidats aux législatives

communiqué de presse FCPE octobre 2006

intervention FSU au CDEN du 19 octobre 2006

motion de l'Union Départementale des DDEN de Maine et Loire 

déclaration FCPE - janvier 2006

collectif vigilance laïcité - mai 2005

déclaration de Lutte Ouvrière

Communiqué de la Ligue Communiste Révolutionnaire

Communiqué du PCF

courrier de Marie-George Buffet

Prise de parole de Jack Proult le 3 juin 2007 à Beaupréau

La FOL apporte son soutien à la juste revendication du collectif de la promotion de l’école publique dans les Mauges un collège public s’impose à Beaupréau, comme des écoles primaires publiques s’imposaient à Gesté et à Jallais.

 En 1833 la loi Guizot exigeait des communes de plus de 500 habitants d’entretenir une école communale ouverte à tous.

 164 ans après, les élus des Mauges et la majorité du Conseil Général du Maine et Loire considéreraient-ils, rétrospectivement, le ministre de la monarchie de Juillet, comme un fauteur de troubles?

 En 1850, la loi Falloux a établi la liberté de l’enseignement secondaire. Ecoutez bien, cette loi « distingue les écoles publiques fondées et entretenues par les communes, les départements et l’Etat et les écoles libres créées et gérées par des particuliers ou des congrégations religieuses ».

 147 ans après, les élus des Mauges et la majorité du Conseil Général du Maine et Loire considéreraient-ils, a postériori, le député du Segréen comme un agitateur voulant déclencher la guerre scolaire?

 En l’occurrence la Fédération des oeuvres laïques de Maine et Loire défendrait, exceptionnellement, le ministre de l’instruction publique de napoléon III qui, dans sa loi, indiquait explicitement que les fonds publics devaient être réservés au public et que l’école libre, privée, devait vivre sur des fonds privés.

 Hors, la période de Vichy pendant laquelle l’Etat français a subventionné outrageusement l’enseignement catholique, pendant un siècle, les fonds publics fùrent réservés à l’école de la République.

 C’est en 1951 que le camp clérical a commencé a enfoncer un coin dans le principe des financements séparés pour écoles distinctes. La première entorse à l’esprit de la loi de 1905 furent les crédits Barangé alloués à des familles fréquentant l’école catholique. Barangé était un député du Maine et Loire. Puis ce fut la loi Debré de 1959. C’est à dire l’instauration d’un dualisme scolaire financé par de l’argent public. Depuis, de nombreux accords, ordonnances, lois amendées ont accentué le financement public.

 Si vous osez dénoncer le mélange des genres entre établissements privés et fonds publics, vous êtes accusés de vouloir déclencher la guerre scolaire, alors que celle n’a jamais cessé depuis l’ouverture des hostilités en 1951.

 Et si, pour y mettre fln, vous osez proposer, comme le fit, le ministre Alain Savary en 1983, une unification laïque du système éducatif financé par des fonds publics, vous êtes accusés de vouloir supprimer la liberté d’enseignement. Ce qui est faux.

 Je ne développerai pas ici les avantages d’une souhaitable unification laique du système éducatif, car il ne s’agit pas de cela aujourd’hui. Hélas!

 Ici, aujourd’hui, le collectif pour la promotion de l’école publique dans les Mauges demande que des fonds publics puissent être affectés à l’enseignement public pour que des parents aient la possibilité (donc la liberté) d’y inscrire leurs enfants. Et pour cela, il manifeste.

  Devant cette situation paradoxale, il faut une certaine dose de culot pour laisser entendre que soutenir votre manifestation serait s’engager dans la guerre scolaire. Le comte de Falloux doit en être bluffé et tout retourné dans sa tombe.

 Plus subtile est la position qui consiste à prétendre qu’il faut veiller à ce que le public n’entre pas en concurrence avec le public. Il ne faudrait pas créer un nouveau collège pour protéger ceux qui existent. C’est faux. Chiffres à l’appui, les responsables du collectif l’ont démontré. De plus, dans cette argutie le droit à un service public d’éducation sur tout le territoire est éludé. Plus subtile donc, mais d’aussi mauvaise foi.

 Chers amis, soyez assurés du soutien de la FOL, dans votre juste revendication.

 

 

 

Prise de parole d'Aurore Dauly, candidate de la LCR lors du rassemblement organisé à Beaupréau par le Collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges

 

Depuis le siècle dernier dans les Mauges, des gens se battent pour avoir un droit reconnu pour tous ailleurs sur le territoire : celui de l' Education.

Comment comprendre que les écoles, collèges et lycées privés reçoivent des subventions et que nous n'avons pas le choix d'un enseignement public, laïc et accessible à tous? A la LCR, nous exigeons que l'argent public ne soit versé qu'aux seuls services publics! Nous dénonçons les dilapidations réalisées par l'état vers les entreprises privées.

 Aujourd'hui, avec Sarkozy et la droite au pouvoir, qui nous promettent de diminuer le nombre de fonctionnaires, nous allons devoir continuer de nous battre pour obtenir des ouvertures d'écoles publiques, ce qui entraîne obligatoirement des créations de postes de fonctionnaires. Car nous ne pourrons accepter le chantage que fait le conseil régional en voulant fermer le lycée de Chemillé pour ouvrir celui de Beaupréeau, en transférant le personnel.

 Nous pouvons créer des emplois dans l'Education Nationale dès aujourd'hui. En effet, 40 milliards de remboursements des intérêts de la dette plus 47 milliards de budget de l'armée distribués aux industriels de l'armement du CAC 40 suffisent largement à financer 1 million de fonctionnaires à 2000€ nets par mois. Et on refuse d'ouvrir un collège public à Beaupréau?

Nous devons résister et imposer les ouvertures du collège et du lycée, de la cité scolaire tant désirée. L'éducation de nos enfants ne doit pas devenir un marché rentable comme le souhaite le gouvernement. L'école publique de proximité, laïque, gratuite avec un enseignement de qualité pour tous doit être une réalité dans les Mauges aussi!

 C'est pourquoi, la LCR que je représente aujourd'hui soutient et soutiendra les actions du collectif en luttant à ses côtés.

Je veux finir en disant que si le slogan de la campagne était « nos vies valent plus que leurs profits »,  ici, aujourd'hui, ce sont « nos enfants qui valent plus que leurs profits ».

 

Prise de parole rassemblement Beaupréau le 03 06 07

 Nadine Bouvet

Candidate soutenue par le PCF

6ème Circonscription

 

Mesdames, Messieurs, Chers amis...

 

Il est de la responsabilité du Parti Communiste Français, avec ses élus locaux et régionaux, ses militants, d’intervenir dans l’action «pour la promotion de l’enseignement public dans les mauges», en apportant sa contribution , son soutien, son adhésion aux revendications du collectif pour le développement de l’école publique dans les Mauges afin de créer les conditions de répondre rapidement aux intérêts de la population locale par la concrétisation d’un service public d’éducation de la maternelle au lycée.

 Les décisions politiques dans ce dossier, tant au niveau régional que départemental sont éclairantes sur le choix de société que les forces politiques réservent à la population.

Allons-nous perdurer dans un conservatisme qui a créé les conditions que l’on connaît, c’est à dire, priver la population d’un service public d’éducation dans de nombreuses communes et conforter l’absence de continuité du service public de la maternelle au lycée dans les Mauges?

 Ou allons-nous, nous mettre en position de réponse aux besoins scolaires dont seul le service public peut répondre intégralement dans le respect des droits de tous les citoyen(nes) sans distinction religieuse ou sociale, en appliquant les fondements des valeurs de la république, liberté, égalité, laïcité?

Les élus pour construire leur décision doivent prendre en compte la difficulté d’accès à l’enseignement public pour les familles des Mauges.

 Cette réponse doit se réaliser sur la base des éléments qui fondent la demande des familles au travers du collectif.

 -       Prendre en considération le développement et l’augmentation des écoles primaires publiques dans les communes des Mauges.

-       Assurer la continuité du service public d’éducation de la maternelle au lycée.

-       Prendre en compte les valeurs de l’éducation publique qui s’inscrivent dans le respect des différences de pensée, de croyance, de situation sociale pour garantir l’égalité des chances à tous les enfants quelques soit leurs origines.

-       Prendre en compte l’augmentation de la population en milieu «rural» lié aux inconvénients de la concentration urbaine, nécessite de répondre à cette situation par le maintien et le développement de l’ensemble des services publics indispensables sur le lieu de vie qu’est la commune.

 L’éducation publique dans les Mauges a été trop longtemps écartée pour des raisons liées à l’histoire et pénalisée par une volonté de préserver l’ordre ainsi établit. Aujourd’hui ce qui fait que la priorité doit être donnée aux Mauges c’est l’absence totale d’établissements secondaires publics d’enseignement général dans cette partie du département. Cette situation d’absence d’offre doit être réparée dans les meilleurs délais.

 Une autre page d’histoire s’écrit dans les Mauges avec des modifications culturelles qu’il faut prendre en compte aux risques sinon de ne pas prendre en considération cette amorce de dépassement du passé voulu par la population locale.

 Il y a nécessité de faire preuve d’intelligence politique en prenant des décisions qui répondront aux intérêts des habitants des Mauges, en coordonnant les décisions du Conseil Régional et du Conseil Général pour que se réalise à Beaupréau une citée scolaire grâce à l’implantation d’un collège et d’un lycée d’enseignement général comme le soutien le collectif pour le développement de l’école publique dans les mauges.

 Pour toutes ces raisons le Parti Communiste Français, avec ses militants, ses élus, ses candidats aux élections législatives des 10 et il juin 2007 sont avec vous pour mener ce combat dans les Mauges.

 

 

 

 

 

 

 

                   Communiqué de presse - octobre 2006

 

 

 

A l’occasion de la rencontre annuelle du président du Conseil Général et des principaux de collège, a été abordée la création éventuelle d’un collège public.

 

En se référant aux propos du Président Béchu, exprimant qu’il n’existe pas en droit français l’obligation d’un collège dans chaque canton, qui peut comprendre qu’un canton de 25 000 habitants ne dispose pas d’un collège public ? En raison de sa population, 1300 collégiens habitent ce canton….de quoi remplir aisément un collège 400.

 

La création d’un collège public à Beaupréau fragiliserait 2 des collèges publics des cantons voisins ? Il convient bien entendu d’étudier précisément la situation :

·        une réflexion sur l’évolution de la sectorisation (la carte scolaire), qui est de la responsabilité du Conseil Général, est souhaitable

·        l’évolution de la démographie scolaire (à la hausse) doit aussi être prise en considération.

 

Mais les arguments avancés ne sont-ils pas un paravent ? En effet, le libre choix tant revendiqué par les défenseurs de l’enseignement confessionnel n’existe pas dans le canton de Beaupréau. La création d’un collège public aurait surtout des incidences sur les 3 collèges privés de ce canton, en situation de monopole. Est-ce la raison pour laquelle le Conseil Général souhaite associer la direction de l’enseignement catholique à la réflexion sur la création d’un collège public ?

 

La FCPE 49 dénonce cette participation. En effet, quand le privé crée un collège comme à Chalonnes, les collèges publics ne sont pas consultés sur l’incidence de cette création. Au 19ième siècle, sous le ministre Falloux en particulier, l’église catholique a voulu contrôler l’enseignement public (les évêques siégeaient alors de droit au conseil d'académie). Nous sommes au 21ième siècle et la République est séparée de toute religion. Le développement de l’enseignement public ne peut être soumis à l’avis de l’enseignement confessionnel, qu’il s’agisse du lycée annoncé ou du collège à venir dans les Mauges rurales.

 

C’est d’ailleurs pour cette raison que la FCPE 49 n’accepte pas que le Conseil Régional invite la direction diocésaine au comité de réflexion et de suivi de la construction du lycée des Mauges, comme elle l’a pourtant été lors de la première réunion.

 

 

Intervention FSU - CDEN du 19 octobre 2006

 

Collège public dans les Mauges

Pour la défense des valeurs républicaines et laïques : liberté, égalité, fraternité.

Pour le respect de tous les citoyens sans distinction religieuse ou sociale.

Pour la gratuité de l’éducation

 

          Tous les indicateurs montrent que cette tendance va se confirmer au cours des années à venir. Les mentalités dans les Mauges évoluent et le développement du réseau routier va favoriser l’installation d’une population de plus en plus nombreuse issue de la région nantaise à la recherche de logements moins chers.

          La région a décidé d’implanter un lycée public au cœur des Mauges à Beaupréau. Après l’ouverture en 2005 de Gesté, l’école publique de Jallais ouvrira à la rentrée 2007 et un projet est en cours à Andrezé. Pour que dans le canton le service public d’éducation soit cohérent, il faut un collège à côté du lycée. Dans un souci de bonne gestion des deniers publics, le Conseil Général doit s’associer à la région des Pays de Loire qui se propose d’assurer la maîtrise d’œuvre du projet de cité scolaire à Beaupréau.

          La FSU refuse les arguments avancés par le président du Conseil Général. Un collège public à Beaupréau ne fragiliserait pas les autres collèges publics des Mauges. Ces derniers devront dans 4 ou 5 ans répondre à une demande de plus en plus importante comme le montre l’évolution des effectifs des écoles publiques du secteur. D’autre part, on constate que partout où s’implante un établissement scolaire public il est attractif. Un nombre important de familles scolarise ses enfants dans le privé par défaut. De nombreux élèves du futur collège public de Beaupréau viendront des établissements privés du canton. Dans les Mauges comme partout, avec l’implantation d’un collège et d’un lycée publics, la concurrence entre le public et le privé sera la loi du pluralisme scolaire. C’est bien ce qui semble poser problème à M. Béchu et sa majorité.

          La FSU considère que la situation actuelle de déséquilibre entre le public et le privé est inacceptable. Pour que les habitants du canton de Beaupréau bénéficient d’un service public d’éducation de la maternelle au lycée, la FSU avec le Collectif Vigilance Laïcité et le Collectif pour la promotion de l’école publique dans les Mauges demande que le Conseil Général prenne la décision dès le vote du budget 2007 de l’implantation d’un collège public à Beaupréau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué

 La Fédération de Maine-et-Loire de la Ligue Communiste Révolutionnaire soutient totalement l’initiative du Collectif pour la Promotion de l’Ecole Publique dans les Mauges d’organiser une manifestation  le samedi 10 juin.

En effet, nous considérons qu’il n’est pas tolérable non seulement que l’Ecole  primaire catholique soit en situation de monopole dans un grand nombre de communes des Mauges, dont Jallais, mais aussi qu’il n’y ait ni collège public dans le canton de Beaupréau, ni lycée public pour l’ensemble des Mauges.

La LCR 49 exige des collectivités locales concernées, du conseil général de Maine-et-Loire et du conseil régional des Pays-de-la-Loire qu’ils prennent enfin les décisions permettant aux familles laïques d’envoyer leurs enfants dans des écoles non-confessionnelles proches de leur domicile.

Les militants de la LCR ont toujours participé aux manifestations en faveur de l’Ecole laïque. Ils sont également partie prenante au plan national des mobilisations en défense de l’ensemble des services publics et s’associent en conséquence à la manifestation du 10 juin à Beaupréau.

 

Angers, le 28 mai 2006

 

 

Motion pour l'ouverture d'un collège et d'un lycée publics dans les Mauges - avril 2006

Les DDEN de Maine-et-Loire, réunis en Assemblée générale le samedi 11 mars dernier à POUANCE ont voté à l'unanimité une motion pour l'ouverture d'un collège public et d'un lycée public dans les Mauges.

En effet, les Mauges, qui comptent une population de l'ordre de 100 000 habitants et des localités importantes comme Jallais ou Beaupréau, accusent un déficit grave d'offre de service public d'éducation.

Cette partie de la Région des Pays de Loire est placée sous le quasi monopole de l'enseignement privé. Ce qui devrait être la règle républicaine, à savoir une école publique par commune, un collège public et ou un lycée public dans les centres importants, est devenu l'exception. La norme dans les Mauges c'est « tout pour le privé confessionnel, rien ou presque rien pour le public ». Il faut rappeler que 40 communes des Mauges rurales ne possèdent pas d'écoles publiques.

Les familles en provenance d'autres régions de France et qui viennent, pour des raisons professionnelles, s'installer dans cette partie du département, nous disent avoir l'impression de « débarquer sur une autre planète ».

L'ouverture récente, mais à quel prix, de l'école publique de Gesté doit encourager à poursuivre l'action.

Aussi, les DDEN de Maine-et-Loire s'associent pleinement à l'action menée par le collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges et à celle menée par le Collectif Vigilance Laïcité de Maine-et-Loire pour qu'enfin l'école de la République ne soit plus l'exception dans les communes de ce secteur.

Pour l'Union départementale des DDEN de Maine-et-Loire, Le président, Claude ROZOT

 

 

DÉCLARATION DE LA FCPE -janvier 2006

 

COLLECTIF VIGILANCE LAICITÉ - vendredi 20 mai 2005

Gesté réclame une école publique

Le collectif Vigilance laïcité appelle à manifester le 28 mai devant la préfecture.

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Le collectif Vigilance laïcité Maine-et-Loire appelle à manifester le 28 mai devant la préfecture

Dans leur lutte pour obtenir l’ouverture d’une école publique, l’association des parents d’élèves de Gesté, dans les Mauges, a reçu le soutien du collectif Vigilance laïcité de Maine-et-Loire. Ils appellent à manifester devant la préfecture le 28 mai.

Rassemblant une quinzaine d’organisations (dont les syndicats Unsa Education, Snep FSU, FSU, Snuipp-FSU, la Ligue des Droits de l’Homme, la Fédération des oeuvres laïques, les Francas, et l’association des parents d’élèves de Gesté), le collectif Vigilance laïcité Maine-et-Loire entend «  réinstituer un service public d’éducation dans la commune ».

Ce bourg des Mauges compte 2 500 habitants. Les enfants vont à l’école publique à 6 km, à Villedieu, ou dans l’école privée du bourg. « Pour exister socialement dans les Mauges, il faut être à l’école privée, explique Jacques Asseray, président de la Ligue des Droits de l’Homme du département. L’école publique, c’est l’école des cas sociaux. » Depuis la rentrée 2004, les parents d’élèves de Gesté se démènent pour renverser cette image.

« Nous avons de quoi ouvrir une maternelle et deux classes élémentaires, martèle Stéphanie Letessier. Nous avons fait remplir des fiches d’inscription : il y aurait au moins 55 élèves dans une école primaire à Gesté en septembre 2005. » Mais les parents d’élèves se heurtent à une série de réticences. « Chacun se renvoie la balle. Le maire nous demande 75 préinscriptions pour ouvrir trois classes. Il nous impose des conditions pour que ça ne se réalise pas. »

Pour l’instant, les services de l’Etat ont accepté le principe d’une ouverture à la rentrée 2006. Mais pour les parents d’élèves, c’est insuffisant. « Les pouvoirs publics doivent imposer une école pour la rentrée 2005 ! Les nouveaux habitants de Gesté seront contraints d’inscrire leurs enfants à l’école privée l’année prochaine, et ils ne changeront pas leurs enfants d’école ensuite. »

Déclaration de Lutte Ouvrière



Pour l’enseignement public dans les Mauges


Lutte Ouvrière soutient et participe aux initiatives du Collectif pour la Promotion de l’Ecole Publique dans les Mauges. Elle dénonce le fait que la moitié des communes des Mauges ne dispose pas d’école publique, le faible nombre de collèges publics dont les choix d’implantation ont freiné le développement (Montigné, Montrevault), l’absence de lycée public. Cette situation résulte de choix politiques visant à ne pas concurrencer l’enseignement privé catholique qui a, de fait, dans de larges zones une situation de monopole tant dans le primaire que dans le secondaire.

Lutte Ouvrière demande aux élus locaux (conseils municipaux, Conseil Général et Conseil Régional) de se prononcer pour le développement du service public d’éducation dans les Mauges en mettant tout en œuvre pour créer rapidement les écoles, collèges et lycées publics dont les Mauges sont dépourvus et immédiatement une école à Jallais, un collège et un lycée à Beaupréau.

Lutte Ouvrière dénonce la présence des institutions religieuses dans l’enseignement car les religions, loin de participer à l’émancipation de l’Humanité, contribuent non seulement à maintenir le système d’exploitation capitaliste dont sont victimes les travailleuses et les travailleurs en prêchant la résignation mais aussi à nier les droits des femmes (contraception, avortement…). D’autre part, les religieux s’opposent régulièrement au développement des sciences au risque d’être ridicules (l’Eglise catholique n’a reconnu que tout récemment que la Terre tournait bien autour du Soleil). Il est scandaleux que l’enseignement confessionnel puisse se maintenir et souvent se renforcer grâce à des fonds publics et ce d’autant plus que les choix budgétaires de l’Etat conduisent à affaiblir l’enseignement public.

En effet, la demande d’ouverture de postes dans les écoles primaires publiques des Mauges est supérieure à l’ensemble de la dotation départementale. Les demandes ne pourront donc pas être entièrement satisfaites ce qui entraîne des classes surchargées et une remise en cause de la scolarisation des enfants de deux ans. Seules les luttes des parents d’élèves et des enseignants pourront contraindre l’Etat à réviser sa politique et à satisfaire les demandes qui sont plus que légitimes.

Lutte Ouvrière soutient les parents d’élèves et les enseignants des écoles publiques et appelle à participer massivement à la manifestation du samedi 10 juin à Beaupréau (départ à 14h30 à La Loge) pour que se mette en place, enfin, un vrai service public d’enseignement dans les Mauges.

 mardi 30 mai

 Fédération du PCF de Maine et Loire

Section Choletaise du PCF

  

Il est de la responsabilité du PCF, avec ses élus locaux, son élu régional, ses militants, d’intervenir dans le débat « pour la promotion de l’enseignement public dans les mauges » en apportant sa contribution , son soutien, son adhésion  aux revendications du collectif pour le développement de l’école publique dans les Mauges afin de créer les conditions de répondre rapidement aux intérêts de la population locale par la concrétisation d’un service public d’éducation de la maternelle au lycée.

 Les décisions politiques dans ce dossier, tant au niveau régional que départemental vont être éclairantes sur le choix de société que les forces politiques réservent à la population qui leur a donné des élus.

                                                         Allons nous perdurer dans un conservatisme qui a crée les conditions que l’on connaît c’est à dire  priver la population d’un service public d’éducation dans de nombreuses communes et conforter l’absence de continuité du service public de la maternelle au lycée dans les Mauges ?

                                                        Ou allons-nous, nous mettre en position de réponse aux besoins scolaires dont seul le service public peut répondre intégralement  dans le respect des droits de tous les citoyen(nes) sans distinction religieuse ou sociale, fondements des valeurs  de la république, liberté, égalité laïcité ?

 Les élus pour construire leur décision doivent prendre en compte la difficulté d’accès à l’enseignement public pour les familles des Mauges.

 Cette réponse doit se réaliser sur la base des éléments qui fondent la demande des familles au travers du collectif.

   -     Prendre en considération le développement et l’augmentation des écoles primaires publiques dans les communes des Mauges.      

  -     Assurer la continuité du service public d’éducation de la maternelle au lycée.

-         Prendre en compte les valeurs de l’éducation publique qui s’inscrivent dans le respect des différences de pensé, de croyance, de situation sociale pour garantir l’égalité des chances à tous les enfants quelques soit leurs origines.

-         L’augmentation de la population en milieu « rural» lié aux inconvénients de la concentration urbaine nécessite de répondre à cette situation par le maintien et le développement de l’ensemble des services publics indispensables sur le lieu de vie qu’est la commune.

 L’éducation publique dans les Mauges a été trop longtemps écartée pour des raisons liées à l’histoire et pénalisée par une  volonté de préserver l’ordre ainsi établit.

Aujourd’hui ce qui fait que la priorité doit être donnée aux Mauges c’est l’absence totale d’établissements secondaires publics d’enseignement général dans cette partie du département.

Cette situation d’absence d’offre doit être  réparée dans les meilleurs délais.

 Une autre page d’histoire s’écrit dans les Mauges avec des modifications culturelles qu’il faut prendre en compte aux risques sinon de ne pas prendre en considération cette amorce de dépassement du passé voulu par la population locale.

 Il y a nécessité de faire preuve d’intelligence politique en prenant des décisions qui répondront aux intérêts des habitants des Mauges, en coordonnant les décisions du conseil général et du conseil Régional pour que se réalise à Beaupréau une citée scolaire grâce à l’implantation d’un collège et d’un lycée d’enseignement général comme le soutien le collectif pour le développement de l’école publique dans les mauges.

 Pour toutes ces raisons nous appelons à répondre nombreux à la manifestation du 10 juin à Beaupréau.